ARFEUILLES |
Canton : Lapalisse Superficie : 5 934 hectares Population : 710 habitants "les Arfeuillats", surnommés les Yadins ou les Bardets La commune d’Arfeuilles, au bord de la vallée du Barbenan, s’étend sur un vaste territoire (elle est la quatrième commune du département en superficie avec ses 5955 ha) dont plusieurs sommets sont supérieurs à 750 mètres. |
|
L’une des particularités est le grand nombre de souterrains refuges datant du Néolithique (La Girardière, La Merle, La Croix-Favier, Chonière, Les Martels, le Roc des Plants, Le Crou, Toquin) qui ont livré des haches en pierre, des silex taillés, des grattoirs ...) ; certains datent du Moyen Âge (La Molle, Pérochon, Les Girards) ; un couloir mène à une salle circulaire dans laquelle les populations pouvaient venir se mettre à l’abri ; les témoignages d’occupation vont du Néolithique au XVIIIe siècle. Arfeuilles se situe depuis l’Antiquité sur un lieu de passage, au croisement des voies romaines de Decize à Lapalisse et de Vichy à Roanne. Au Moyen Âge, le territoire était divisé en 3 fiefs : Pingus (où il n’y eut jamais de château), Le Verger et Montmorillon dont il reste encore d’importants vestiges. Au XVIe siècle, un gisement de minerai de fer était exploité à ciel ouvert au Rocher de la Mine à la Croix-Bruyère. Au milieu du XIXe siècle, une gare fut construite, mais à 7 km du bourg car les élus de l’époque craignaient que les chevaux ne soient effarouchés par le train. La commune comptait alors de nombreuses petites fabriques d’étoffes, tanneries, pressoirs à huile, moulins à foulon et à farine, qui ont petit à petit périclité au XXe siècle en raison de l’enclavement de la commune. L’année était rythmée par six grandes foires aux bovins ; aujourd’hui encore, le marché se tient tous les mercredis et la foire le premier mercredi de chaque mois. Des sentiers de grande randonnée permettent aux promeneurs de découvrir, ruisseaux, cascade, flore et faune encore bien préservées. Cette ancienne halte sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle a conservé la tradition du "cou de l’oie", une coutume médiévale qui se perpétue chaque 15 août. La commune est restée vivante grâce à ses ateliers artisanaux et aux nombreux commerces et services. |
|

