Patrimoine architectural |
Territoire de moyenne montagne et espace frontalier la Montagne Bourbonnaise fut, au Moyen Age, une étendue d’observation et de défense. La Montagne Bourbonnaise commandait en premier lieu les vallées de la Besbre et du Sichon, mais également les abords de la Loire. |
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Les châteaux forts y étaient nombreux et imposants comme en attestent encore leurs ruines majestueuses. Il subsiste également plusieurs châteaux ou maisons fortes habités. Par ailleurs, la Montagne Bourbonnaise était, comme beaucoup de terroirs rudes, très ancrée dans la foi catholique. La vie simple et âpre des paysans était rythmée par les dévotions et les pèlerinages, en particulier dans le culte marial. L’impressionnante église – prieuré clunisienne de Châtel Montagne - comme les nombreuses églises d’inspiration romanes remaniées ou reconstruites au XIXème siècle attestent d’une ferveur religieuse touchant une population en constante progression. Ces édifices participent au charme de la région. Le diocèse de Moulins n’ayant été créé qu’en 1823, les églises de la Montagne Bourbonnaise étaient partagées entre les diocèses de Bourges, Autun et Clermont. C’est de ce dernier dont dépendait plus particulièrement la Montagne Bourbonnaise d’où une forte influence de l’art roman auvergnat. On reconnaît cette influence à ses particularités architecturales (éclairage indirect de la nef, arcs en plein cintre surhaussés dans le chœur, étagement pyramidal du chevet avec le chœur entouré du déambulatoire et des chapelles rayonnantes). Toutefois, l’influence clunisienne se fait également sentir par d’autres particularités (éclairage direct de la nef, arcs brisés et voûtes en berceaux brisés dès la période romane). Nombre d’églises furent reconstruites (souvent sur les sites d’origine) au XIXème dans un style néo roman ou néo gothique. A cette occasion, des décors originaux y furent conçus qui font de ces édifices religieux des lieux de visites passionnantes. |
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