Patrimoine architectural industriel

Quand les richesses de la nature étaient les premières sources des activités industrielles du temps jadis.

LAPRUGNE

Les anciens bâtiments industriels des mines d’étain Dès 1826, des études sont menées au sujet d’une éventuelle exploitation industrielle de minerai à Charrier. Une concession de 703 hectares est octroyée en 1872, et la Société des minerais de France est créée dans le but de rechercher du cuivre et de l’argent. Cette première entreprise industrielle décline, puis est reprise en 1925 par la Société des mines de Charrier qui se concentre sur l’exploitation de l’étain. Interrompue en 1932, l’activité industrielle redémarre après la Seconde Guerre mondiale grâce au groupe financier Mirabeau. Pas moins de 150 ouvriers travaillent dans ce secteur industriel que l’inspecteur général des mines, Haton de La Goupillière appelle l’"une des plus riches mines métalliques de France", en tout cas l’unique mine d’étain du pays. Mais après la guerre de Corée, le minerai est à nouveau importé et la mine de Laprugne ferme définitivement en 1953.

La source Bonne Fontaine C’est en 1925 qu’une source minérale est découverte à Charrier : la Bouna-Font (ou Bonne Fontaine). En 1933, l’État autorise l’exploitation industrielle et la confie à la Société des mines de Charrier. Il s’agit d’une eau froide non gazeuse, très faiblement radioactive, voisine de la pureté chimique absolue de l’eau distillée, particulièrement recommandée pour les régimes sans sel et pour la préparation des biberons. La société Perrier va d’ailleurs lancer un célèbre slogan publicitaire "Bébé aime Charrier" l’année du mariage de Brigitte Bardot avec Jacques Charrier. La source a été exploitée jusqu’en 1998.

La cité Cordat Si Laprugne est riche en étain, les communes voisines le sont en uranium, et en 1956, le Commissariat à l’énergie atomique se met à exploiter les gisements de Lachaux (Puy-de-Dôme) et de Saint-Priest-Laprugne (Loire) ; ces activités industrielles mobilisent 700 ouvriers, qu’il faut loger. C’est ainsi que la cité HLM du Cordat est construite à Laprugne ; les trois immeubles de quatre étages offrent 138 logements aux employés des sites industriels. Après la fermeture des mines d’uranium en 1980, et le déclin des activités industrielles, la cité a été reconvertie en village de vacances.