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Cascade de la Pisserotte à Arfeuilles


La Montagne Bourbonnaise vous offre des balades agréables et surprenantes.

A Arfeuilles après une demi-heure de marche à travers prés et bois, le paysage se transforme, les sons également.

A mesure que l’on approche de la rivière "Le Barbenan", on meurt d’impatience (même si on connait déjà) de découvrir ces cascades, dont on entend le bouillonnement, de loin les jours d’orage.

 

C’est à un spectacle que vous convie "La Pisserotte", un opéra sauvage d’éléments naturels, eaux vives, blocs rocheux, ensemble de cascades (dont la plus haute fait environ 4 mètres de hauteur), gour, marmites, bref, ce que l’on peut encore appeler la véritable nature. Selon les saisons, elle offre de multiples visages au point que parfois, on ne reconnait pas toujours un même endroit.

A l’heure où l’humanité est en train de tuer la nature, merci à vous tous de la respecter, afin d’offrir à nos enfants, le plaisir d’aller un jour découvrir "La Pisserotte".

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Cascade de la Pisserotte à Arfeuilles 2Le nom de la rivière Barbenan viendrait de nant qui signifie ruisseau et de barbe qui est issu de barv, le nom du dieu celte, le dieu serpent, le dieu des eaux bouillonnantes qui a donné son nom à Bourbon.

La cascade de la Pisserotte est un haut lieu touristique naturel de la Montagne Bourbonnaise. Sur le Barbenan, elle est la plus importante chute située dans une descente chaotique de la rivière qui s’étend sur environ un kilomètre.

En venant du village le Verger, on rencontre d’abord la cascade de la Pisserotte, dénommée autrefois « Gour du Daroc ».

Un gour, dans le langage montagnard désigne une cascade en général, mais plus particulièrement le bassin de réception de la chute, sorte de vasque hémisphérique dans laquelle l’eau tourbillonne. C’est ce que scientifiquement on nomme une « marmite de géant ».Si on tombe dans un de ces gours il est difficile d’en sortir vivant, d’ou la réputation de trou sans fond qu’ils avaient chez les anciens.

Décrit dans l’ouvrage touristique de T.H de Jolimont, paru au siècle dernier, le gour du Daroc présentait une chute d’environ sept mètres de haut et lors de crues, on pouvait en entendre le grondement à deux kilomètres. Le 11 septembre 1905, un énorme orage en amont de la Pisserote, entraîna une grande quantité de pierres qui comblèrent le gour. Actuellement l’eau rebondit de pierres en bassins, formant un ensemble de cascades plus petites, d’aspects variés selon les saisons, et dont la plus importante présente une chute d’environ quatre mètres de haut. Sur les rochers, on pourra observer des petites marmites en formation.

Pisserotte46 PB siteEn remontant le cours de la rivière on rencontre le « GOUR NOIR ». Cette cascade a gardé l’aspect caractéristique des cascades de montagne avec sa chute d’environ trois mètres de haut et son gour hémisphérique d’environ trois mètres de diamètre. Pour l’observer dans de bonnes conditions, il faut l’approcher par l’aval, en venant de la cascade du Daroc.

L’approche par l’amont, qui surplombe le gour peut-être dangereuse en raison de la nature glissante du terrain (terre grasse recouverte en été de feuilles de hêtre séches qui sont aussi très glissantes)

C’est néanmoins une des cascades les plus caractéristique de la montagne.

En remontant le cours de la rivière, on passera en face du moulin du Mas qui a cessé toute activité depuis longtemps et on remontrera une série de petites chutes de moindre importance jusqu’à un pont antique sur lequel passe le sentier de grande randonnée G.R.3.A.

 

Des photographies de la cascade peuvent être vues sur le site P. BUSSER, photographe : www.philippe-busser.fr