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Huileries en Montagne Bourbonnaise


Vaste territoire parsemé de noyers et de noisetiers, la Montagne Bourbonnaise compte encore des huileries traditionnelles et des moulins . Dans des presses qui fonctionnent comme autrefois, se répètent les gestes des anciens, pour extraire des cerneaux cette huile épaisse et foncée qui parfume nos mets.

Pour obtenir 1 litre d’huile de noix, il faut collecter environ 2 kg de cerneaux.

Les coques, les moulins offrent parfois la possibilité de les concasser mécaniquement. C’est un gain de temps, maintenant que la télé a supplanté les " veillées des noix ", ces rendez-vous intergénérationnels longtemps perpétués en Montagne Bourbonnaise.

Les cerneaux sont ensuite réduits en pâte dans la meule. L’amalgame (additionné d’eau) est versé dans le poêlon de fonte, chauffé au feu de bois pour révéler les arômes. C’est la presse, alimentée par pelletées, qui extrait le liquide épais devenu mordoré. Le rituel est le même pour la noisette.

Riches en vertus, ces huiles se consomment crues. Parce que rien ne se perd, le " Maton" ( ce qui reste des noix pressées ) enrichit la base alimentaire des animaux en pâture dans les bocages ou des volailles. Vous verrez combien il est difficile de ne pas emporter ce goût et cette odeur avec vous…

Ces produits artisanaux sont également en vente dans les Maisons de pays, dans certains commerces de la Montagne Bourbonnaise.