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Les sanctuaires de plein air


La multiplication des sanctuaires de plein air (croix, calvaires, statues, petites chapelles ...) au XIXe siècle s’inscrit dans le renouveau du culte catholique et dans les relations conflictuelles entre l’Eglise et la République. Le diocèse de Moulins, installé dans un département peu clérical, encouragea ses sanctuaires de plein air, donc bien visibles, qui touchaient aussi bien les pratiquants que leurs adversaires.

Les croix

La croix, en pierre, en fonte, est le premier sanctuaire de plein air, le marqueur le plus important de la foi chrétienne, qui se dresse aussi bien au cœur des bourgs, dans les cimetières, qu’en pleine nature, à la croisée des chemins. Ce type de sanctuaire en plein air symbolise bien sûr la Passion du Christ, mais elle peut aussi se rapporter à d’autres évènements, rappelant les messes des prêtres réfractaires au moment de la Révolution, témoignant du mouvement de rechristianisation de la fin du XIXe siècle ...

Le Mayet-de-Montagne

  A l’entrée du cimetière se dresse une croix en pierre datée de 1700.

Laprugne

La croix de Terrenoire Cette croix en fonte a été dressée en 1854. La croix est ornée des instruments de la Passion, peints au naturel. Sur la hampe de la croix sont représentés l’agneau du sacrifice, les dés qui servirent à jouer la tunique du Christ, la tunique, la colonne de la flagellation, le coq évoquant le reniement de saint Pierre, la bourse contenant l’argent de la tunique, l’échelle, la lanterne de Malchus, la lance, l’éponge de vinaigre tendue à Jésus pour étancher sa soif, le sabre, le linge avec lequel sainte Véronique essuya le visage du Christ, le cœur enflammé, la couronne d’épines, le calice, l’inscription INRI (Jésus Nazaréen Roi des Juifs). Quant à la traverse de la croix, elle porte l’aiguière de Pilate, la main qui souffleta le Christ, les clous, la tenaille et le marteau. si besoin photo, voir Conseil Général, photo Flohic n° 03180611

Saint-Nicolas-des-Biefs

La croix du bicentenaire. Le hameau des Hormières a permis a des prêtres réfractaires de se cacher pendant la Révolution. Tous les villages alentour se mobilisent pour soustraire leurs prêtres des mains des révolutionnaires. La croix métallique, ornée d’une fleur de lys, a été érigée à l’emplacement de l’endroit où les prêtres célébraient les messes clandestinement. si besoin photo, voir Conseil Général, photo Flohic n° 03181106

Arronnes

Croix de chemin. Cette croix en pierre, ancrée et cerclée d’une couronne, a été dressée en 1870, au moment de la guerre qui opposait la France à la Prusse ; elle atteste du mouvement de rechristianisation de la France à cette période.

 

Les calvaires et chemins de croix

Sanctuaire de plein air un peu plus important, le calvaire ajoute à la croix du Christ celles des deux autres croix du Golgotha. Le chemin de croix symbolise les quatorze stations.

Arfeuilles

Le calvaire a la particularité d'avoir les statues en fonte de Marie, Marie-Madeleine et saint Jean qui entourent la croix du Christ.

Ferrières-sur-Sichon

Calvaire des Ollières. Érigé en 1950, le calvaire a été béni le jour de Noël. Le Christ est entouré des deux croix du Golgotha. La statue du Christ provient de l’ancien calvaire des Mialènes et a été transportée jusqu’aux Ollières par des prisonniers de guerre.

Laprugne 

Calvaire du bois de l’Assise. Deux croix encadrent une troisième qui porte l’image du Christ.

Le Mayet-de-Montagne

Calvaire de Chez Benon. Le Christ en croix est entouré des deux autres croix du Golgotha.

Saint-Clément

Le calvaire en bois mis en place en 1857 a été refait lors de la mission de 1882, puis à la suite du cyclone de 1912 et de la Seconde Guerre mondiale.

Châtel-Montagne

Chemin de croix du puy du Roc. Les treize premières stations du chemin de croix sont symbolisées par des croix en bois disposées en 1894 le long d’un sentier, venant compléter la quatorzième station portant la figure en fonte du Christ, qui avait été dressée lors de la mission de 1862. En 1867, l’abbé Boudant parlait du "calvaire dont les trois croix élèvent leurs têtes gigantesques jusqu’au milieu des nuages".

 

Les lieux de culte à la Vierge Marie

Le culte marial est très présent dans la Montagne Bourbonnaise et donne lieu à la réalisation d’importants sanctuaires de plein air avec édifices et statues monumentales. Après les apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous à Lourdes en 1858, il connut un regain et de nombreux sanctuaires de plein air représentent une copie de la grotte. Le culte de la Vierge de La Salette est particulièrement répandu en Montagne Bourbonnaise, où les fidèles ont été sensibles à une Vierge qui est apparue en 1846, s’adressant en patois à Maximin et Mélanie, deux enfants pauvres de la campagne iséroise, et lui ont élevé deux sanctuaires de plein air.

Laprugne 

Chapelle de la Vierge de la Salette. Près d’une source, les statues de la Vierge de la Salette, des deux enfants et de leur chien ont été installées à l’extérieur de la petite chapelle.

Arfeuilles

Grotte de la Vierge de Lourdes. La grotte d’Arfeuilles est un ex-voto édifié par les soldats et prisonniers de la Seconde Guerre mondiale, reconnaissants à la Vierge de Lourdes de les avoir sauvés. Elle a remplacé un oratoire dédié à saint Pierre.

Ferrières-sur-Sichon

Grotte de Pierre Encize. Cette grotte de la Vierge de Lourdes porte le nom de plume de l’abbé Perrot, Pierre Encize, qui la fit aménager.

Saint-Clément

Chapelle de la Vierge de La Salette. C’est sur le rocher qui surplombe le village et la vallée de la Besbre qu’a été édifiée en 1867 la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, suite à un vœu du curé de l’époque, l’abbé Bletterie. Elle a été reconstruite en 1913. L’association des Amis de la Salette entretient les lieux. Une messe est célébrée le 3e dimanche de septembre. Parking autocar et accès handicapés.

Saint-Nicolas-des-Biefs

Chapelle Notre-Dame. Un soir de 1863, une jeune fille du hameau de La Bletterie aperçoit des lueurs au sommet de la Pierre-Châtel. Elle fait alors aménager dans une cavité du rocher un petit oratoire dédié à la Vierge de la Sainte Famille. Suite à de nombreux vœux exaucés, des familles font des dons qui permettent d’agrandir la chapelle et d’en améliorer l’accès en 1872.

Grotte de la Vierge de Lourdes. Saint-Nicolas-des-Biefs installa une grotte en 1896 au lieu-dit La Terrasse ; la grotte est en granit, et les statues de la Vierge de Lourdes et de Bernadette Soubirous sont en fonte. Cette grotte est propriété de l’abbaye de Sept-Fons à Dompierre-sur-Besbre.

La Chabanne 

Grotte des Chambays à Périasse. Cette grotte aurait été aménagée au XIXe siècle pour demander à la Vierge la guérison des populations atteintes de la peste ou le retour des hommes partis à la guerre. Elle porte le nom de "chambay" qui signifie en patois un araire taillé dans un bois tordu, comme celui des hêtres qui entourent la grotte.

Le Mayet-de-Montagne

Grotte de Chez Benon. Marie fut de tout temps vénérée dans cette grotte, qui abrita même une crèche avant qu’une statue de la Vierge de Lourdes y soit installée.

 Au cours de vos promenades dans les bourgs ou sur des sentiers escarpés, vous verrez encore de nombreuses statues de la Vierge dressées à la fin du XIXe siècle :

  • à Châtel-Montagne, sur le puy du Roc, une grande statue de Vierge à l’Enfant qui se dresse à 7 m de haut, érigée pour le centenaire de la profanation de l’église en 1793.
  • à Châtelus, une Vierge couronnée, bras tendus, offre sa protection au bourg du haut de la butte féodale.
  • à La Chabanne, une Vierge en fonte.
  • à Laprugne, une Vierge de l’Immaculée Conception en fonte, couronnée, abritée sous un clocheton près de l'église.
  • à Lavoine, sur le rocher Saint-Vincent, une Vierge écrasant les forces du mal et  au sommet Notre-Dame d'en-Haut installée en 2012.
  • à Nizerolles, une Vierge à l’Enfant couronnée.
  • à Saint-Clément, à côté de l’église, une Vierge à l’Enfant en pierre.